Le droit de se taire a fait l’objet de nombreuses applications ces derniers temps. Ce droit trouve son fondement dans l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789[1]. S’il a d’abord été cantonné à la procédure pénale – et notamment à la garde à vue – il connaît, depuis plusieurs années, une extension significative vers les procédures administratives et disciplinaires dotées d’un caractère répressif. L’année 2025 illustre particulièrement ce mouvement, avec plusieurs décisions du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État venues préciser les contours de cette garantie, notamment dans le champ des sanctions prononcées par la Commission